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Les fautes d’anglais qui reviennent en réunion — langue maternelle : coréen

Le coréen place le verbe en dernier, marque la politesse dans la grammaire elle-même, et omet les sujets que le contexte rend évidents. L’anglais ne fait rien de tout cela, et les écarts ressortent sous forme de sujets manquants et de demandes qui sonnent soit trop abruptes, soit trop atténuées.

Le sujet omis

Will send the document tomorrow.

I’ll send the document tomorrow.

Le coréen omet un sujet que l’interlocuteur peut déduire du contexte. L’anglais le garde, et sans lui la phrase se lit comme une note pour soi-même plutôt que comme un engagement porté par quelqu’un.

Les articles absents

Can you check log file on server?

Can you check the log file on the server?

Le coréen n’a pas d’articles. L’omission ne nuit jamais à la compréhension, ce qui explique justement que personne ne la corrige et qu’elle persiste pendant des années.

Le verbe repoussé vers la fin

The migration next sprint we will finish.

We’ll finish the migration next sprint.

Le coréen place le verbe en dernier, et sous pression cet ordre survit dans l’anglais. Il reste compris, mais il fait sonner comme hésitante une déclaration pourtant assurée.

Une politesse qui arrive comme de l’incertitude

I think maybe it could be possible to consider this option.

I’d suggest this option.

Le coréen encode la déférence dans la terminaison du verbe, ce qui ne coûte rien à la phrase. L’anglais doit la payer en mots, et quatre atténuations dans une seule phrase se lisent comme l’absence de position plutôt que comme du respect.

« Until » pour « by »

Please review it until Friday.

Please review it by Friday.

Le coréen utilise un seul marqueur là où l’anglais distingue « by » (une échéance) de « until » (une durée). « Until Friday » demande une relecture continue, ce qui n’était pas l’intention.

Questions fréquentes

Pourquoi omettre le sujet sonne-t-il comme une note perso plutôt qu’un engagement ?
Parce que le coréen omet un sujet que le contexte rend déductible, alors que l’anglais en a toujours besoin pour rattacher l’action à quelqu’un. « Will send the document tomorrow » flotte comme une note laissée à soi-même ; « I’ll send the document tomorrow » l’ancre à vous.
Pourquoi « until Friday » crée-t-il un malentendu sur le délai ?
Parce que le coréen utilise un seul marqueur là où l’anglais distingue une échéance (« by ») d’une durée continue (« until »). « Please review it until Friday » demande une relecture qui dure jusqu’à vendredi ; « Please review it by Friday » est la version voulue.
Pourquoi une phrase pleine de précautions affaiblit-elle mon avis ?
Parce qu’en coréen la déférence se marque dans la terminaison du verbe et ne coûte donc rien à la phrase, alors qu’en anglais chaque nuance ajoute un mot. « I think maybe it could be possible to consider this option » empile quatre atténuations et donne l’impression que vous n’avez pas d’avis ; « I’d suggest this option » garde la politesse et la position.
Le coréen étant une langue à verbe final, cela s’entend-il vraiment en anglais, jusqu’à repousser le verbe en toute fin de phrase ?
Oui, surtout sous pression : « The migration next sprint we will finish » place l’objet et le complément de temps en tête, et repousse le verbe en toute fin de phrase, exactement comme en coréen. Elle reste comprise, mais elle sonne hésitante là où « We’ll finish the migration next sprint » sonnerait assurée.

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